L’année 2025 marque un tournant majeur pour le Burkina Faso, tant sur le plan sécuritaire qu’économique. Dans son adresse à la Nation du 31 décembre 2025, le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a dressé un bilan globalement positif, mettant en avant les avancées sécuritaires, l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire et la mise en œuvre de réformes structurelles ambitieuses.
Ces évolutions redéfinissent également les relations économiques et commerciales internationales du pays, notamment avec des partenaires historiques comme la France.
Les échanges commerciaux entre la France et le Burkina Faso se sont élevés à environ 313,5 millions d’euros en 2024, enregistrant une légère baisse par rapport à l’année précédente. La France demeure un partenaire économique important à travers ses exportations de :
matériels et équipements industriels,
produits pharmaceutiques et médicaux,
intrants et produits agricoles.
Cependant, les importations françaises en provenance du Burkina Faso restent limitées, illustrant une structure d’échanges encore déséquilibrée, majoritairement composée de matières premières peu transformées.
Dans le même temps, le Burkina Faso a enregistré en 2024 un retour à l’excédent de sa balance commerciale, porté par la progression des exportations minières et agricoles, traduisant une volonté affirmée de rééquilibrage et de souveraineté économique
Sources : Direction générale du Trésor (France) ; Ministère burkinabè du Commerce ; Sidwaya ; Burkina24.
L’annonce majeure du discours présidentiel concerne l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire en 2025.
« Nous pouvons dire aujourd’hui que nous avons atteint l’autosuffisance alimentaire au cours de l’année 2025 », a déclaré le capitaine Ibrahim Traoré, attribuant cette performance à :
une bonne campagne agricole,
des subventions publiques ciblées,
la distribution de semences améliorées,
une mécanisation accrue du secteur agricole.
Cette avancée réduit significativement la dépendance du Burkina Faso aux importations alimentaires, renforce la sécurité alimentaire nationale et soutient la stabilité des prix sur le marché intérieur.
Les progrès économiques s’appuient sur une amélioration notable de la situation sécuritaire. L’opération Lalmassga (« mur de glace ») a permis la reprise de nombreuses localités autrefois occupées par des groupes armés, facilitant :
le retour de milliers de personnes déplacées internes,
la remise en exploitation des terres agricoles,
la relance des activités économiques locales.
La stabilisation progressive du territoire constitue désormais un levier majeur pour la reprise économique et l’attractivité du pays
En 2025, l’État burkinabè a engagé un processus de reprise de contrôle du secteur minier, notamment par :
le rachat de certaines mines,
la création de structures publiques d’exploitation,
le renforcement des mécanismes de contrôle des flux d’or.
Ces mesures ont permis de réduire les sorties frauduleuses d’or et d’augmenter les recettes publiques, contribuant au financement des politiques agricoles, sociales et d’infrastructures.
Dans ce contexte de transformation économique, de souveraineté renforcée et d’autosuffisance atteinte, la Chambre de Commerce Franco-Burkinabé & Méditerranéenne (CCFB) s’impose comme un acteur stratégique de mise en relation et d’accompagnement des opérateurs économiques. Véritable pont entre le Burkina Faso, la France et l’espace méditerranéen, la Chambre œuvre à la promotion des opportunités d’affaires, à la structuration de partenariats durables et à l’accompagnement des entreprises souhaitant investir, s’implanter ou commercer avec le Burkina Faso.
La CCFB accompagne aussi bien les entrepreneurs burkinabè désireux de valoriser leurs productions locales et leur savoir-faire à l’international, que les entreprises françaises et méditerranéennes souhaitant s’inscrire dans une coopération économique créatrice de valeur partagée.
À travers ses actions (rencontres B2B, forums économiques, missions d’affaires, information stratégique), la Chambre ambitionne de fédérer un réseau élargi de partenaires, d’investisseurs et de nouveaux membres, afin de contribuer activement à une croissance équilibrée et durable entre les différents espaces économiques.
Pour 2026, les autorités burkinabè prévoient :
l’aménagement des terres reconquises,
le développement des retenues d’eau, de la pisciculture et des cultures fourragères,
une orientation accrue vers l’enseignement technique et professionnel,
le renforcement du système de santé,
la généralisation de la facture électronique certifiée,
d’importants projets d’infrastructures routières et un nouveau modèle d’urbanisation.
Ces réformes posent les bases d’une croissance durable, souveraine et inclusive, offrant de nouvelles opportunités de coopération économique.
L’année 2025 s’impose comme une année charnière pour le Burkina Faso. L’atteinte de l’autosuffisance alimentaire, combinée à des avancées sécuritaires significatives et à une reprise en main des ressources stratégiques, renforce la souveraineté économique du pays.
Dans ce contexte renouvelé, les relations commerciales avec la France et l’espace méditerranéen sont appelées à évoluer vers des partenariats plus équilibrés, fondés sur l’investissement productif et la transformation locale La Chambre de Commerce Franco-Burkinabé & Méditerranéenne se positionne comme un acteur central de cette nouvelle dynamique économique.
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